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Directeur commercial externalisé : rôle, prix et quand en prendre un

Ce qu'il coûte face à un salarié ou un agent commercial, ce qu'il fait vraiment, et pourquoi il travaille mieux avec le marketing.

Par Jérôme Vapillon · mis à jour le 4 novembre 2026 · 8 min de lecture

Un directeur commercial externalisé structure et pilote la vente d'une PME quelques jours par mois : objectifs, processus, prospection, suivi des devis et animation des commerciaux. Sur Malt, la plupart facturent entre 600 et 900 € par jour. Chez moi, la direction commerciale externalisée se prend en temps partagé, environ un jour par semaine, à partir de 2 400 € HT par mois, précédée si besoin d'un diagnostic à partir de 1 200 € HT.

Commercial au téléphone avec un client

Ce que ça coûte, face aux autres options

Commençons par le chiffre, puisque c'est souvent la première question posée.

OptionCoût indicatifSourceCe que vous obtenez
Directeur commercial salariéMédiane de 85 k€ brut par an, fixe et variable ; 80 % des cadres entre 55 et 138 k€Apec, rémunérations des cadres, édition 2025Une personne à plein temps, charges patronales en plus
Directeur commercial et marketing salarié80 % des offres entre 35 et 95 k€ brut par an, moyenne d'environ 63 k€Fiche métier Apec, consultée en novembre 2026Un profil mixte, fréquent en PME
Directeur commercial externalisé, au jour350 à 1 200 € par jour, la plupart entre 600 et 900 €Relevé Malt, 30 profils, novembre 2026Le temps acheté, sans charges sociales
Direction commerciale à temps partagéÀ partir de 2 400 € HT par mois (environ 1 jour par semaine), précédée si besoin d'un diagnostic à partir de 1 200 € HTMes tarifs 2026, affinés après diagnosticUn pilotage commercial et marketing régulier
Agent commercialCommission sur le chiffre d'affaires HT, librement négociéeBpifrance CréationUn vendeur indépendant sur une zone ou une gamme

Les montants salariés s'entendent avant charges patronales, qui ajoutent environ 40 à 45 %. À un jour par semaine, le temps partagé coûte donc une fraction d'un poste salarié. La comparaison n'a pourtant de sens que si le besoin est le même : un directeur externalisé ne fera pas de tournée clients à votre place quatre jours par semaine. Pour la partie marketing, l'article sur les salaires des directeurs marketing donne les repères équivalents.

Le rôle : faire vendre, pas vendre à la place de l'équipe

Dans une PME de 10 à 50 salariés, la direction commerciale est souvent tenue par le dirigeant lui-même, entre la production, les achats et la banque. Les commerciaux font de leur mieux, chacun avec sa méthode. Les devis partent, certains reviennent signés, et personne ne sait vraiment pourquoi les autres ont été perdus.

Le directeur commercial externalisé remet de l'ordre. Concrètement, il :

  • fixe avec le dirigeant des objectifs par commercial, par secteur ou par gamme ;
  • écrit le processus de vente, de la demande entrante à la signature : qui fait quoi, dans quel délai ;
  • organise le suivi des devis, souvent le gisement le plus négligé, car relancer un devis envoyé ne coûte presque rien ;
  • bâtit la prospection : cibles, fichier, message, cadence ;
  • anime l'équipe par un point régulier, accompagne en rendez-vous, aide sur les négociations difficiles ;
  • choisit et paramètre un CRM à la taille de l'entreprise, pas une usine à gaz ;
  • aide à recruter le prochain commercial et à construire son plan de rémunération.

Les signaux qui montrent que le moment est venu

  1. Le dirigeant fait encore la plupart des ventes et ne peut plus suivre.
  2. Le chiffre d'affaires dépend de deux ou trois clients.
  3. Les commerciaux n'ont pas d'objectifs écrits, ou des objectifs que personne ne suit.
  4. Les devis envoyés ne sont pas relancés.
  5. Vous venez de recruter un commercial et vous n'avez pas le temps de l'encadrer.
  6. Un commercial expérimenté part à la retraite avec son carnet d'adresses en tête.

À l'inverse, ce n'est pas le bon outil si votre problème est un manque de bras pour aller voir les clients. Il vous faut alors un commercial, salarié ou agent, et éventuellement un directeur externalisé pour l'encadrer.

Signature d'un accord commercial

Agent commercial, force de vente externalisée, directeur externalisé

Trois solutions souvent confondues. Chacune règle un problème différent.

L'agent commercial

C'est un indépendant chargé, de façon permanente, de négocier et parfois de conclure des contrats au nom de votre entreprise. Il est le plus souvent payé par une commission proportionnelle au chiffre d'affaires HT (Bpifrance Création). Point à connaître avant de signer : à la fin du contrat, il a droit en principe à une indemnité que les tribunaux français fixent généralement à deux ans de commissions, sauf exceptions comme la faute grave. Un agent vend. Il n'organise pas votre fonction commerciale.

La force de vente externalisée

Une société met à votre disposition des commerciaux ou des téléprospecteurs, le temps d'une campagne ou en continu. C'est utile pour un lancement ou un test de marché. Le risque : si rien n'est consigné chez vous, ce qui a été appris sur vos clients part avec le prestataire.

Le directeur commercial externalisé

Il vend peu lui-même. Il organise, mesure et fait progresser ceux qui vendent, y compris des agents ou une force de vente externe. Les trois se combinent d'ailleurs très bien : un directeur externalisé peut piloter deux agents commerciaux sur des départements que vos salariés ne couvrent pas.

Le lien avec le marketing, que beaucoup de PME ratent

Dans beaucoup d'entreprises, marketing et commercial s'ignorent. Le site génère des demandes que personne ne rappelle dans la journée. Les commerciaux se plaignent que « les contacts du site ne valent rien », le marketing répond que les commerciaux ne rappellent pas. Les deux ont en partie raison.

C'est pour cette raison que je propose les deux fonctions ensemble. Le même interlocuteur définit ce qu'est un contact qualifié, s'assure qu'il est rappelé vite, suit ce qu'il devient, et ajuste les campagnes selon les affaires réellement signées, pas selon les clics. Le versant marketing est détaillé dans l'article sur les missions du directeur marketing externalisé.

Situation type : un fabricant de mobilier professionnel de 40 salariés dans le Nord-Isère reçoit chaque semaine des demandes par son site. Les commerciaux les traitent entre deux rendez-vous, parfois avec plusieurs jours de retard. Une règle simple (rappel dans la journée, cinq questions de qualification, saisie dans le CRM) donne une chance de transformer des demandes déjà payées, sans dépenser un euro de plus en publicité.

Ce qui fait capoter une première structuration commerciale

Quelques pièges reviennent dans les PME qui structurent leur vente pour la première fois.

  • Acheter un CRM avant d'avoir défini le processus de vente. L'outil se retrouve rempli au hasard, puis abandonné au bout de six mois.
  • Fixer un objectif de chiffre d'affaires global sans le traduire en actions : nombre de rendez-vous, de devis, de relances par semaine.
  • Payer un commercial uniquement sur le chiffre signé dans un métier où une affaire se conclut en neuf mois. Il ira vers les ventes faciles et délaissera les nouveaux comptes.
  • Confier la prospection sans fichier ni message testé. Les premiers appels servent alors à découvrir la cible, aux frais de l'entreprise.
  • Laisser le marketing et la vente compter les contacts chacun de leur côté. Les chiffres ne concordent jamais et les réunions tournent au procès.

Ce qu'il faut préparer avant la première journée

Pour que la mission démarre vite, rassemblez quelques éléments à l'avance :

  • le chiffre d'affaires par client sur deux ou trois ans, même en export brut du logiciel de facturation ;
  • la liste des devis envoyés sur les six derniers mois, avec leur statut ;
  • les contrats ou plans de rémunération des commerciaux ;
  • les outils en place (CRM, tableurs, fichiers de prospects) et leurs accès ;
  • vos objectifs, même approximatifs, à un et trois ans.

Ces documents disent souvent plus que les entretiens. La liste des devis perdus, en particulier, montre en quelques minutes où la vente coince : prix, délai de réponse, absence de relance ou mauvaise cible.

Comment se déroule une mission

  1. Un diagnostic de deux jours, qui note la maturité de la prospection et du suivi au même titre que le site, la visibilité sur Google ou le budget.
  2. Un plan sur six mois : trois à cinq actions prioritaires, des objectifs chiffrés et un point d'amortissement.
  3. Un rythme mensuel : revue des chiffres, point avec chaque commercial, ajustement des cibles et des messages.
  4. Des comptes rendus écrits, pour que le savoir reste dans l'entreprise si la mission s'arrête.

Si vous hésitez encore entre plusieurs formules, le comparatif entre directeur externalisé, agence, freelance et CDI reprend les cas types.

Au bout de combien de temps voit-on un effet ?

Cela dépend de votre cycle de vente. Les gains rapides viennent souvent de ce qui existe déjà : relancer systématiquement les devis en attente, rappeler les demandes entrantes le jour même, reprendre contact avec d'anciens clients inactifs. Ces actions ne demandent ni budget ni recrutement.

La prospection de nouveaux comptes prend plus de temps. Dans l'industrie, entre un premier échange et une commande, il peut s'écouler plusieurs mois, parfois plus d'un an quand il faut passer un référencement fournisseur. Un plan honnête le dit dès le départ et fixe des indicateurs intermédiaires : rendez-vous obtenus, devis émis, taux de transformation. Personne ne peut garantir un chiffre d'affaires ; on peut en revanche mesurer chaque mois si la machine avance.

Mon parcours, côté vente

Je viens du terrain. Après un BTS Force de vente, j'ai été chargé de clientèle en Rhône-Alpes chez Kalidea (groupe Up) de 2004 à 2007, à vendre aux comités d'entreprise. J'ai ensuite été commercial B2B chez AMSE, sur des équipements logistiques et industriels, jusqu'en 2009. Puis j'ai créé Reducbox, une plateforme d'e-commerce que j'ai dirigée pendant dix ans avant de la revendre à un groupe. J'ai donc été vendeur, puis patron qui devait faire vendre les autres.

La page directeur commercial externalisé présente l'offre en détail, et la page directeur marketing externalisé décrit son pendant marketing.

Questions fréquentes

Quel est le salaire d'un directeur commercial en France ?

Selon l'Apec (édition 2025), la rémunération médiane de la direction commerciale atteint 85 k€ brut par an, fixe et variable compris. 80 % des cadres du métier gagnent entre 55 et 138 k€. Il faut y ajouter les charges patronales pour obtenir le coût employeur.

Quelle différence entre un directeur commercial externalisé et un agent commercial ?

L'agent commercial vend vos produits en indépendant, payé à la commission, sur une zone ou une gamme. Le directeur commercial externalisé organise et pilote la vente : objectifs, processus, prospection, suivi des devis, animation de l'équipe. Il peut d'ailleurs encadrer des agents.

Combien de jours par mois prévoir avec un directeur commercial externalisé ?

Je propose la direction commerciale en temps partagé, environ un jour par semaine : c'est le rythme qui permet de lancer une prospection, de suivre les devis, de recruter ou d'accompagner les commerciaux en rendez-vous. Le diagnostic de départ sert à vérifier que ce volume convient.

Un directeur commercial externalisé vend-il lui-même ?

Peu, en général. Son rôle est de faire vendre l'équipe, mais il peut accompagner un commercial sur un rendez-vous important ou une négociation délicate. Si vous avez surtout besoin de présence sur le terrain, un commercial ou un agent sera plus adapté.

Sources

À lire ensuite

Le service lié : Directeur commercial externalisé · Diagnostic 360 · Offres et tarifs.

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